Route et ville

Après un départ à pied sous le soleil de Paraty (si si, nous l'avons vu!), la fine équipe est arrivée en milieu d'après-midi à Sao Paulo après un trajet de 6h en bus.

Le convoi en route vers le terminal des bus de Paraty

C'est un peu long mais heureusement les paysages valent largement le coup. Pendant que Mathilde roupillait ("Robin des bois" avec Russell Crow a très vite eu raison d'elle, on la comprend...) je mitraillais de tous côtés tellement la côte et la forêt se disputaient la vedette.

Depuis Paraty nous avons suivi la côte en passant par les petites villes de Ubatuba et de Caraguatatuba aux plages interminables.








Nous avons ensuite sillonné la forêt atlantique pour remonter vers Sao Paulo, avec toujours autant de virages et cette fois des trouées dans la végétation avec des collines parfois pelées.





L'air se rafraichit au fur et à mesure que l'on rentre dans les terres, et à notre arrivée à Sao Paulo le soleil ne peut plus cacher la fraîcheur du vent.

Depuis le terminal des bus nous décidons de rejoindre l'hôtel en métro. Excellente décision puisque nous nous sommes égarées une seule fois (mais toujours aidées par des passants ou des employés qui nous remettent dans le bon chemin) pour la modique somme de 1,40€ à 2. Bien plus économique que le taxi, et sans doute moins long vu la circulation routière.

Nous posons vite nos bagages dans la chambre et partons à la recherche d'une boutique d'artisanat amérindien située non loin de l'hôtel. Effectivement la distance n'est pas énorme, mais les trottoirs de Sao Paulo sont galère pour Gilbert! Des rues très roulantes, des pentes abruptes, des trottoirs hauts, des entrées de maisons aux inclinaisons bien trop marquées. Malgré les difficultés nous arrivons dans le magasin où nous flânons pendant une bonne heure. J'ai regardé avec envie une flûte rituelle d'Amazonie d'environ 70 cm de hauteur mais me suis raisonnée face au prix... Nous nous sommes quand même fait quelques petits plaisirs.

Afin de préparer au mieux le reste de notre périple nous suivons les indications du personnel de la boutique pour nous rendre à Carrefour (eh oui, le même qu'à la maison) où nous faisons nos provisions pour les prochains repas. Le retour à l'hôtel a été encore plus folklorique qu'à l'aller vu que nous étions chargées et que les pentes à monter étaient dans ce sens plus nombreuses. Expédition nocturne qui se termine à pied pour moi, en sueur pour Mathilde et en caddy pour Gilbert. Finalement nous nous posons devant une assiette de soupe instantanée et une pizza au hachis de poulet (mmphmm...), pas mécontentes que la journée soit finie. Mathilde a bien tenté une sortie près du sauna et de la salle de fitness mais les infrastructures de l'hôtel n'ont pas l'air d'avoir tenu leurs promesses (sauf pour le wifi gratuit qui n'était pas prévu). Bah, qui a parlé de vacances reposantes et cocooning? Certainement pas nous, même si des fois on aimerait bien...




Que dire de plus si ce n'est que nous regrettons d'avoir quitté Paraty surtout avec le retour du Soleil. Il y avait tant à découvrir. Petits regrets : pas trouvé mon t-shirt Paraty et j'aurais dû acheter l'artisanat amazonien que j'avais vu dans une petite boutique. Je pensais trouver la même chose dans la boutique de Sao Paulo mais non. Bah c'est que c'était le Karma. Mais je reviens malgré tout avec de l'artisanat de Sao.

Le trajet s'est plutôt bien fait, le temps est passé sans que l'on s'en rende trop compte. Heureusement que les paysages étaient là pour nous occuper. L'arrivée à Sao est impressionnante : Building énormes qui constituent l'ensemble de la cité. Je découvre les mégalopoles et me rappelle mes cours de géographie de collège et lycée. C'est bien plus parlant et marquant de voir ça en vrai. Maintenant les chiffres qui j'apprenais me paraissent moins abstraits. Les voyages m'ont même redonné goût à la géographie telle qu'on nous l'enseigne. Par contre, heureusement qu'il ne s'agit que d'un bref passage car même si je ne doute pas qu'il y a des choses à voir et à faire, c'est bien trop grand, bruyant, peu pratique, peu accueillant ... pour avoir envie d'y rester. Et alors que jusqu'à présent nous avions eu une bonne image des brésiliens, ici ils sont froids et nous viennent moins spontanément en aide (exception faite de quelques personnes heureusement). Il semble que se soit une caractéristique des grandes villes. Malgré ça on ne sent pas d'insécurité dans le métro ou les gares : il y a des agents de sécurité partout, des gens pour vous aider et c'est propre.

Maintenant direction Curitiba pour prendre notre petit train. Heureusement que les hôtels où nous logeons ont salle de gym, sauna et piscine pour compenser la mégalopole.

Boa noite.





Commentaires

  1. Que dire? Tout ceci m'a l'air un fabuleux voyage avec de belles rencontres et de beaux paysages.
    C'est vrai que les cours de géographie étaient assez rebutant tant ils paraissaient finalement abstraits avec leurs pourcentages et leurs cartes en couleurs. Rien ne vaut le terrain pour comprendre et se rendre compte des choses.
    A plus tard.

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