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En parlant de grenouilles perdues...

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... en voici une hélas que nous ne verrons plus de sitôt.  La grenouille à incubation gastrique ( Rheobatrachus vitellinus ), originaire du Queensland en Australie, est depuis 2002 officiellement classée comme disparue. Elle avait pourtant une particularité biologique très intéressante : après la ponte, la femelle avalait ses oeufs et interrompait sa fonction digestive le temps de leur développement.  Rheobatrachus vitellinus . Photo M. Davies / Cites Au fur et à mesure de la croissance des petits, l'estomac se gonflait tellement que les poumons de l'animal se réduisaient sous la pression, l'obligeant à effectuer l'échange de gaz nécessaire à sa respiration par l'intermédiaire de sa peau. Parvenus au stade de petites grenouilles, les hôtes finissaient par quitter le sein maternel.  Sortie de la petite grenouille. Photo rainforestinfo.org.au Ce qui pourrait à première vue passer pour du cannibalisme n'était en réalité qu'une forme origina...

Le soleil et les grenouilles

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"Le soleil et les grenouilles" est le titre de l'exposition qui se tient jusqu'au 24 mars 2013 au Jardin Botanique de Bordeaux Bastide, présentée en coopération avec  l'association Jardins & Santé dans un but philanthropique. Si les peintures ne montrent pas toutes un lien avec l'astre solaire, en revanche le thème fait écho au poème de Jean de la Fontaine renvoyant à la relation prudente qu'entretiennent les grenouilles avec la chaleur et l'aridité.  Aux noces d'un Tyran tout le peuple en liesse Noyait son souci dans les pots. Ésope seul trouvait que les gens étaient sots De témoigner tant d'allégresse. Le Soleil, disait-il, eut dessein autrefois  De songer à l'hyménée. Aussitôt on ouït d'une commune voix Se plaindre de leur destinée Les citoyennes des étangs. Que ferons-nous, s'il lui vient des enfants ? Dirent-elles au Sort, un seul Soleil à peine Se peut souffrir. Une demi-douzaine Mettra la mer à sec et tous...

St Valentin

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Petit clin d'oeil en cette journée placée sous le patronage de Valentin. La page d'accueil de Google s'est comme à son habitude parée aux couleurs de l'occasion, en proposant cette fois un jeu de hasard où il s'agit simplement de cliquer sur le coeur pour faire tourner les deux grandes roues et découvrir les deux animaux qui vont tomber amoureux : © Google Tentons, pour la beauté du geste... Tourne, tourne, tourne, et TADA : © Google Evidemment, il fallait qu'une grenouille vienne croiser le regard d'un bel oiseau. Et comme Grenouille ne peut longtemps se passer de son eau, c'est à bord de sa barque qu'elle convie son nouveau compagnon à voguer vers le soleil couchant : © Google A quoi tient l'amour des fois... Bonne St Valentin à tous, Grenouillement vôtre, Sandra

D'un continent à l'autre : de l'usage des pipes et des anoures

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Dans une perspective comparatiste, un détail a une fois de plus attiré mon attention. Si plusieurs associations se rencontrent - d'un continent à l'autre et d'une époque à l'autre - entre certains animaux ou types de supports, il en va ainsi des pipes dont je vous présente ici trois exemples. Le premier est une pipe-effigie zoomorphe de culture Hopewell, tradition Woodland (USA). Cet objet en pierre est daté d'entre le 1er et le 5e s. apr. J.-C. L'amphibien anoure est figuré par des formes courbes et lisses, dans une stylisation épurée mais explicite. Sa tête est légèrement effilée et ses yeux creux sont largement proéminents. Narines et bouche ont été à peine incisées, alors que l'arrière-train est marqué par une léger bas-relief. Le dos de l'animal présente en revanche une cavité cylindrique, sans doute utilisée à des fins de réceptacle. Musée Royaux d'Art et d'Histoire, Bruxelles. © Guillaine Chauzit Le deuxième exemple est une pipe...

Cryopréservation

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Si les amphibiens anoures ne peuvent survivre dans des contrées gelées en permanence, ils sont capables en revanche de s'adapter à la rigueur de certains hivers grâce à un métabolisme ingénieux.  Au Canada, les travaux de recherche de Ken et Janet Storey (université Carlton, Ottawa) ont permis d'accroître nos connaissances sur la résistance au gel de certaines espèces de grenouilles. Un article paru en 2010 sur le site internet québécois Plein de ressources fait sur le point sur ce phénomène chez la grenouille des bois ( Rana sylvatica ): "Dès l’arrivée de l’hiver, tous les anoures du Québec, les grenouilles, les rainettes et le crapaud d’Amérique, entrent en hibernation. Cet état de repos s’accompagne de quelques changements dont la diminution de la température corporelle et du rythme cardiaque. Pour la plupart des espèces, ce sommeil profond se passe au fond de l’eau. Comment survivent-elles sans respirer? C’est simple, leur peau absorbe l’oxygène contenu dans l’...

Très bonne année !

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En ce début d'année 2013, je vous présente mes meilleurs voeux grenouillesques et commence ce mois de janvier par la présentation d'un mot ashéninka : mashéro .  Par ce terme, les indiens Ashéninkas "de l'Ucayali" (appartenant au vaste ensemble Asháninka-Ashéninka et occupant un territoire allant du Pérou au Brésil) désigne le crapaud Bufo marinus (ou Rhinella marina ).  Bufo marinus , Guyane. © Kerry Kriger   Ce gros animal à large spectre de distribution est considéré par les indiens comme une "espèce non comestible, et même l'une des plus mal famées ; le venin qui imprègne sa peau, ses têtards et même ses oeufs, a la réputation de pouvoir tuer sinon un adulte, du moins un enfant" (Lenaerts : 117). De quoi nettement le distinguer des nombreux autres anoures qui sont eux chassés pour leur chair et qui, chacun, possède aussi un nom en propre.  Vous laissant sur cette petite pensée américaine,  Grenouillement vôtre,  Sandra ...

Joyeux Noël !

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Pour célébrer cette journée de fête familiale, je vous propose un conte de Noël intitulé " L'eau de la terre ", e xtrait du livre Contes d’Océanie . "Une grenouille vivait au bord d’un trou rempli d’eau, près d’un ruisseau. C’était une petite grenouille verte, discrète, ordinaire. Elle avait envie de devenir extraordinaire et réfléchissait au moyen de se faire remarquer. À force d’y penser, elle eut une idée. Elle se mit à boire l’eau de son trou, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte ! Et elle commença à grossir. Ensuite elle se mit à boire l’eau du ruisseau, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte ! Et elle grossissait de plus en plus. En suivant le lit du ruisseau, elle arriva à la rivière, et elle se mit à boire l’eau de la rivière, à boire, à boire…, et elle la but jusqu’à la dernière goutte ! Et comme la rivière se jetait dans le fleuve, elle alla près du fleuve, et elle se mit à boire l’eau du fleuve, à bo...