On the way home...

Pas eu de blog hier car nous sommes arrivées tard à l'hôtel et je me suis littéralement effondrée dans le lit...
La journée avait pourtant commencé calmement. Nous avons traîné à l'hôtel de Florianopolis jusqu'à midi le temps de faire les bagages tranquillement, et une fois les avoir laissé à la consigne nous sommes parties nous balader dans les rues du centre dans l'idée de voir quelques boutiques (pour les souvenirs et éventuels petits coups de coeur) et de prendre une glace sur le front de mer enfin ensoleillé.

Que nenni! Le front de mer est avant tout une longue allée où les locaux se promènent et font leur sport, mais impossible de se poser sur le sable vu la maigre frange accessible et surtout le dépotoir qu'elle constitue. Les magasins ferment avant 15h le samedi ce qui n'a guère laissé beaucoup d'opportunités... et de glaces, point n'avons trouvé! Finalement il aurait mieux valu qu'on saute dans la goélette qui proposait des petits tours de la baie ou qu'on prenne un taxi pour aller se poser sur une des belles plages de l'île. Sans compter une marche longue et inutile sensée nous faire faire le tour du centre et qui, en l'absence de passerelles régulières pour franchir les voies rapides, nous a obligé à rebrousser chemin... un long chemin... 

Le pont Hercilio Luz, inauguré en 1926, oeuvre technique classée au patrimoine historique et artistique de l'État

Un peu de soleil après les pluies qui ont ravagé la région et ont entraîné des morts et de terribles inondations dans l'Etat de Santa Catarina. Autant de précipitations n'avaient pas eu lieu depuis 1974!

Les beautés de l'île de Santa Catarina ne se seront pas franchement dévoilé à nous. Dommage, c'était prometteur.

Oiseau local dont la forme des ailes me rappellent les dinosaures volants

A 15h c'est en face de l'hôtel, dans le parc Hercilio Luz (toujours le même nom qui revient, c'est normal il s'agit d'un ancien gouverneur de l'Etat), que nous nous sommes posées sur un banc au soleil jusqu'à 17h. Les locaux s'y promènent entre amis ou en famille alors que d'autres ont enfilé leurs maillots pour s'adonner à une sérieuse partie de foot.

Que dire de plus??

Curiosité dans les arbres...


...belles couleurs au soleil couchant...

...et nid dans les hauteurs (repéré grâce au raffut que faisait son petit occupant).
 Nous récupérons nos bagages et partons à l'aéroport avec le taxi de l'hôtel, un peu grognon depuis que nous avons refusé une course avec lui car sans compteur il nous prenait plus cher qu'un taxi de ville. En arrivant il se déride un peu en voyant que comme lui j'ai subi les affres du climat et me conseille d'essayer le whisky pour calmer ma toux. Hum, j'y penserai, mais je préfère nettement la cachaça!

Après l'enregistrement on reprend l'activité passionnante de notre journée : on traîne dans les allées du petit aéroport, on grignote des empenadas et finissons nos bouteilles d'eau, bref on tue le temps.

Grenouilles dubitatives et pensives, un peu comme nous à l'heure du bilan...

... bien que le nôtre penche franchement vers la crise de rire nerveux.

On a été relativement intenables dans l'avion, la fatigue et les déceptions accumulées ramenant à la surface les pires idées et bêtises qu'on ne manque pas de partager tout haut. Il faut dire que ma voix de ténor asthmatique et la panne de lumière dans l'avion au moment du service à bord n'a pas aidé à nous garder sérieuses... Et contrairement à Lan qui au Chili et au Pérou avait emporté tous nos suffrages, la Tam ne nous a pas épaté. 30 minutes de retard à l'arrivée, un sandwich franchement mauvais, mais un personnel serviable et efficace (hormis l'agent qui nous attendait en passerelle avec Gilbert et qui clairement nous a fait comprendre qu'il n'avait pas envie de me pousser jusqu'au bout. Ok...). A l'aéroport de Sao Paulo Garulhos, le temps d'attente pour les bagages est pire qu'à Roissy, les bagages de plusieurs vols arrivant tous sur le même carroussel. Résultat : cohue autour du tapis bagages. Je reste en retrait avec les mamans et leurs gamins, et observe le manège d'une petite japonaise (Irua? Désolée, mon japonais n'est plus ce qu'il était...) qui se lie d'amitié avec les autres petiots et salue les passants. Même moi je reconnais qu'elle était adorable, c'est dire ;)

Une fois le sac à dos récupéré on saute dans un taxi pour 45 minutes de trajet sur des voies rapides qui ne cessent de s'enchevêtrer dans une pollution écoeurante qui emplit l'habitacle. Le chauffeur s'arrête un instant un peu perdu, on hésite entre le rire et l'épuisement, il est 23h on commence à flancher sérieusement. Finalement il retombe sur ses pieds et nous amène à bon port. Rapide check-in et montée des bagages dans la chambre accueillante et spacieuse, puis dernière sortie au snack voisin pour acheter des bouteilles d'eau (chères, mais nettement moins que dans le frigo de l'hôtel!). La nuit a été courte pour moi une fois de plus, la toux a repris tôt du coup je m'isole et la calme avec de l'eau chaude et du miel.

Les pieds de Mathilde ont beaucoup souffert également... et vous n'avez pas vu l'autre côté!

Franchement, et c'est à contre-coeur que je l'avoue, il nous semble être parties depuis un mois et il nous tarde de rentrer. Le Brésil est un pays où la vie est chère, et si depuis le début nous avions du mal à organiser l'itinéraire, la réalité s'est avérée tout aussi contrastée et déroutante. Mais on aura bien ri et engrangé des souvenirs inoxydables !





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